Piloter la sécurité et prévenir les risques dans son service

Ateliers de Management Opérationnel MHI

Formation créée le 16/06/2026. Dernière mise à jour le 23/06/2026.
Version du programme : 3

Type de formation

Présentiel

Durée de formation

3 heures (0.5 jour)

Accessibilité

Oui
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Piloter la sécurité et prévenir les risques dans son service

Ateliers de Management Opérationnel MHI


Piloter la sécurité et prévenir les risques dans son service Le pilotage de la sécurité est une responsabilité essentielle du management opérationnel. Dans un service, une unité ou une équipe, le manager ne se limite pas à organiser l’activité, répartir les tâches, suivre la production ou atteindre les objectifs fixés. Il doit également contribuer à garantir un cadre de travail sécurisé, prévenir les risques professionnels, faire appliquer les consignes de sécurité, repérer les situations à risque, organiser les remontées d’information et agir de manière adaptée lorsqu’un incident ou un événement sensible survient. La sécurité fait donc pleinement partie du rôle managérial, au même titre que la qualité, la production, l’organisation du travail ou l’animation d’équipe. Dans de nombreuses organisations, la sécurité est encore parfois perçue comme un sujet exclusivement technique, réglementaire ou réservé à des services spécialisés. Elle peut être associée à des procédures, des protocoles, des documents obligatoires, des équipements ou des contrôles. Ces éléments sont nécessaires, mais ils ne suffisent pas. La sécurité se construit aussi dans les pratiques quotidiennes, dans les arbitrages opérationnels, dans la manière dont les consignes sont comprises, transmises et appliquées, dans la vigilance collective, dans la qualité de la communication et dans la capacité des managers à traiter les écarts avant qu’ils ne deviennent des incidents. Piloter la sécurité ne signifie pas seulement rappeler des règles. Cela suppose d’organiser les conditions de leur appropriation, de repérer les signaux faibles, de clarifier les responsabilités, de sécuriser les pratiques, de traiter les alertes et d’apprendre des situations rencontrées. Le manager doit pouvoir faire le lien entre les exigences de l’organisation, les contraintes du terrain, les comportements professionnels, les situations à risque et les ressources mobilisables. Cette fonction de relais, de vigilance et d’organisation est déterminante pour prévenir les accidents, les incidents, les erreurs répétées ou les dégradations des conditions de travail. L’atelier « Piloter la sécurité et prévenir les risques dans son service » propose une approche opérationnelle de cette responsabilité managériale. Il s’adresse aux managers, chefs de service, chefs d’équipe, responsables d’unité, encadrants de proximité, coordinateurs ou professionnels exerçant une responsabilité d’organisation, de suivi ou de prévention des risques au sein d’une équipe ou d’un service. D’une durée de trois heures, il permet de clarifier les responsabilités managériales, de distinguer le rôle du chef de service et celui du chef d’équipe, d’identifier les outils de sécurité utiles au quotidien, de structurer la prévention et d’organiser la postvention après un événement. L’un des premiers enjeux de l’atelier est de clarifier le rôle du manager dans la sécurité. Le manager n’est pas nécessairement un expert technique de tous les risques, mais il a une responsabilité d’attention, d’organisation, de transmission, de suivi et de remontée d’information. Il doit veiller à ce que les consignes soient connues, comprises et applicables. Il doit repérer les situations dangereuses, les habitudes de contournement, les écarts répétés, les difficultés de terrain ou les tensions entre production et sécurité. Il doit également savoir quand agir directement, quand alerter sa hiérarchie et quand solliciter les acteurs spécialisés de la prévention. Cette clarification est importante, car beaucoup de managers peuvent hésiter sur leur périmètre de responsabilité. Certains peuvent penser que la sécurité relève uniquement de la direction, du service prévention, des ressources humaines, du CSE, du CST ou d’un référent spécialisé. D’autres peuvent au contraire porter seuls une charge excessive, sans savoir mobiliser les bons interlocuteurs. L’atelier aide les participants à mieux situer leur rôle : ils ne sont pas seuls responsables de toute la sécurité de l’organisation, mais ils sont des acteurs clés de la sécurité dans leur périmètre opérationnel. Leur vigilance, leurs décisions, leurs rappels, leurs arbitrages et leurs remontées d’information ont un impact direct sur la prévention. Le deuxième enjeu consiste à distinguer le rôle du chef de service et celui du chef d’équipe. Dans une chaîne managériale, les responsabilités ne sont pas identiques selon le niveau d’encadrement. Le chef de service porte souvent des responsabilités de cadrage, d’organisation, d’arbitrage, de priorisation, de moyens, de coordination avec la hiérarchie et de suivi global des risques. Il doit s’assurer que les règles sont définies, que les moyens sont disponibles, que les alertes sont traitées, que les plans d’action sont suivis et que les arbitrages nécessaires sont pris. Le chef d’équipe, de son côté, intervient souvent au plus près du terrain. Il observe les pratiques, rappelle les consignes, repère les écarts, constate les situations dangereuses, régule immédiatement certaines situations, fait remonter les informations et contribue à maintenir une vigilance quotidienne. Il peut être le premier à percevoir qu’une règle n’est pas appliquée, qu’un matériel pose difficulté, qu’une procédure est contournée, qu’un collaborateur prend un risque ou qu’un incident se répète. L’atelier permet donc de clarifier cette complémentarité : le chef de service organise et arbitre, le chef d’équipe observe et régule au quotidien, et les deux niveaux doivent coopérer pour construire une prévention efficace. Le troisième enjeu porte sur les outils de la sécurité. Piloter la sécurité suppose de s’appuyer sur des outils simples, connus et réellement utilisés. Ces outils peuvent prendre différentes formes : consignes, procédures, protocoles, fiches incident, registre des écarts, remontées d’alerte, tableau de suivi, plan d’action, grille d’analyse des risques, retour d’expérience, points sécurité en réunion ou support de briefing opérationnel. Leur objectif n’est pas d’ajouter une charge administrative inutile, mais de rendre les situations visibles, traçables et exploitables. Un outil de sécurité utile doit permettre de voir ce qui se passe, de comprendre les écarts, d’alerter les bons interlocuteurs, de suivre les actions correctives et de capitaliser les apprentissages. Une fiche incident, par exemple, ne doit pas seulement enregistrer un événement. Elle doit aider à comprendre ce qui s’est produit, quelles causes peuvent être identifiées, quelles personnes doivent être informées, quelles mesures immédiates sont nécessaires et quelles actions doivent être mises en œuvre pour éviter la répétition. De la même manière, un point sécurité en réunion ne doit pas devenir un rituel formel : il doit permettre de partager les vigilances, d’identifier les difficultés de terrain et de renforcer la responsabilité collective. Le quatrième enjeu de l’atelier concerne la prévention des risques et le traitement des signaux faibles. Les situations graves sont rarement totalement imprévisibles. Elles sont souvent précédées de petits écarts, d’habitudes dangereuses, d’alertes informelles, de tensions non traitées, de procédures contournées, d’une fatigue accumulée, d’un manque de clarté ou d’une pression excessive sur la production. Le rôle du manager est d’apprendre à repérer ces signaux faibles avant que la situation ne se dégrade. Prévenir les risques, c’est donc intervenir suffisamment tôt. Cela peut signifier rappeler une règle, clarifier une consigne, réorganiser une tâche, signaler un matériel défectueux, traiter une surcharge, faire remonter une alerte, revoir une procédure ou ouvrir un échange avec l’équipe. La prévention repose sur une articulation entre vigilance, dialogue, rappel du cadre et action concrète. Elle suppose aussi de créer un climat dans lequel les collaborateurs peuvent signaler une difficulté sans crainte d’être jugés ou sanctionnés lorsqu’ils remontent une information utile à la sécurité collective. Le cinquième enjeu est celui de la postvention. La postvention désigne ce qui doit être organisé après un incident, un événement sensible, une situation dangereuse ou un événement à impact. Trop souvent, l’après-incident est traité rapidement, uniquement sous l’angle de la reprise de l’activité. Or, cette phase est déterminante. Il faut sécuriser les personnes concernées, recueillir les faits, tracer l’événement, informer les bons interlocuteurs, analyser les causes, identifier les actions correctives, suivre leur mise en œuvre et organiser un retour d’expérience lorsque cela est utile. La postvention permet de transformer un événement en apprentissage collectif. Elle ne consiste pas à rechercher immédiatement un responsable ou à désigner une faute individuelle. Elle vise à comprendre ce qui s’est passé, ce qui a rendu l’événement possible, ce qui aurait pu l’éviter et ce qui doit être modifié pour réduire le risque de répétition. Cette approche est essentielle pour développer une culture de sécurité. Elle permet de relier prévention, responsabilité managériale, amélioration continue et protection du collectif de travail. Le déroulement de l’atelier suit une progression concrète. La première partie permet de poser le cadre pédagogique et d’identifier une situation réelle de pilotage de la sécurité : application inégale des consignes, flou sur les responsabilités, situation dangereuse non signalée, incident répété, absence de traçabilité, tension entre production et sécurité, difficulté à faire respecter une règle, alerte mal traitée ou absence de retour d’expérience après un événement. Cette première mise en situation permet d’ancrer les apports dans les réalités professionnelles des participants. La deuxième partie est organisée autour de cinq thèmes opérationnels : clarifier le rôle du manager dans la sécurité, distinguer le rôle du chef de service et celui du chef d’équipe, mobiliser les outils de la sécurité, prévenir les risques et traiter les signaux faibles, organiser la postvention et l’amélioration après un événement. Chaque thème permet de relier des repères méthodologiques à des situations concrètes de management opérationnel. La dernière partie est consacrée à la formalisation d’un plan d’action individuel. Chaque participant identifie une situation de sécurité à clarifier, une règle à rendre plus lisible, un outil à renforcer, une remontée d’information à structurer, un point de vigilance à suivre ou une action de postvention à formaliser dans son service. L’objectif est de repartir avec une action simple, réaliste et directement transférable dans son contexte professionnel. La pédagogie de l’atelier repose sur une approche active, concrète et ancrée dans l’expérience des participants. Elle associe des apports pratiques, des échanges à partir des situations de travail, des mises en situation, de l’analyse de pratiques professionnelles et des outils directement utilisables. L’approche MHI — Management Humaniste Intégratif et Systémique — permet d’aborder la sécurité non seulement comme une obligation réglementaire, mais comme une responsabilité managériale, collective et systémique. L’atelier « Piloter la sécurité et prévenir les risques dans son service » offre ainsi aux managers un cadre court et opérationnel pour renforcer leur capacité à prévenir les risques, clarifier les responsabilités, mobiliser les bons outils, structurer les remontées d’information et organiser l’après-incident. Dans un contexte où les organisations doivent garantir à la fois performance, qualité, sécurité et continuité de service, cette compétence devient indispensable pour piloter l’activité avec méthode, protéger les équipes et faire progresser durablement les pratiques professionnelles.

Objectifs de la formation

  • Clarifier les responsabilités managériales en matière de sécurité
  • Distinguer les rôles du chef de service et du chef d’équipe dans le pilotage de la sécurité
  • Mobiliser les outils de prévention, d’alerte et de postvention

Profil des bénéficiaires

Pour qui
  • Managers, chefs de service, chefs d’équipe, responsables d’unité, encadrants de proximité, coordinateurs ou professionnels exerçant une responsabilité d’organisation, de suivi ou de prévention des risques au sein d’une équipe ou d’un service.
Prérequis
  • Aucun prérequis formel n’est exigé. Une expérience de management, d’encadrement, de coordination ou de pilotage d’activité est recommandée.

Contenu de la formation

1. Introduction rapide, cadre pédagogique et première mise en situation
  • Accueil des participants, présentation des objectifs de l’atelier, rappel du cadre pédagogique et du contrat de fonctionnement du groupe : confidentialité, non-jugement, respect des situations professionnelles évoquées et implication active.
  • Une première mise en situation permet aux participants d’identifier une difficulté ou une question liée au pilotage de la sécurité dans leur service : application inégale des consignes, flou sur les responsabilités, situation dangereuse non signalée, incident répété, absence de traçabilité, tension entre production et sécurité, difficulté à faire respecter une règle, alerte mal traitée ou absence de retour d’expérience après un événement.
  • Cette situation sert de point d’appui pour introduire les enjeux de l’atelier : piloter la sécurité, ce n’est pas seulement rappeler des règles ; c’est organiser les conditions de leur appropriation, repérer les risques, clarifier les responsabilités, traiter les alertes et apprendre des situations rencontrées.
2. Les cinq thèmes de l’atelier
  • Clarifier le rôle du manager dans la sécurité : identifier les responsabilités du manager en matière de prévention, d’application des consignes, de vigilance opérationnelle, de traçabilité, de remontée d’alerte et de protection des équipes. Le participant apprend à situer son rôle sans se substituer aux acteurs spécialisés de la prévention.
  • Distinguer le rôle du chef de service et celui du chef d’équipe : différencier les responsabilités de cadrage, d’organisation, d’arbitrage et de moyens, souvent portées par le chef de service, des responsabilités d’observation terrain, de rappel des consignes, de régulation immédiate et de remontée d’information, souvent portées par le chef d’équipe. L’atelier permet de clarifier la chaîne managériale de prévention.
  • Mobiliser les outils de la sécurité : repérer les outils utiles au quotidien : consignes, protocoles, procédures, fiches incident, registre des écarts, remontées d’alerte, plan d’action, tableau de suivi, retour d’expérience, grille d’analyse des risques ou points sécurité en réunion. Les participants apprennent à utiliser ces outils comme supports de pilotage et non comme de simples obligations administratives.
  • Prévenir les risques et traiter les signaux faibles : identifier les situations à risque, les écarts répétés, les habitudes dangereuses, les contournements de procédure, les tensions entre urgence et sécurité, les alertes informelles ou les comportements révélateurs d’une fragilité du système. Le manager apprend à intervenir avant que la situation ne se dégrade, en articulant vigilance, dialogue, rappel du cadre et remontée d’information.
  • Organiser la postvention et l’amélioration après un événement : comprendre l’importance de l’après-incident : sécuriser les personnes, recueillir les faits, tracer l’événement, informer les bons interlocuteurs, analyser les causes, ajuster les pratiques, mettre en œuvre des actions correctives et organiser un retour d’expérience. La postvention est travaillée comme un levier de prévention secondaire, de soutien et d’amélioration continue.
  • Mise en situation et cas pratiques à partir des apports.
3. Conclusion
  • Synthèse des principaux apprentissages de l’atelier et formalisation d’un plan d’action individuel.
  • Chaque participant identifie une situation de sécurité à clarifier, une règle à rendre plus lisible, un outil à renforcer, une remontée d’information à structurer, un point de vigilance à suivre ou une action de postvention à formaliser dans son service.
  • L’atelier se conclut par un engagement opérationnel simple : une action managériale à expérimenter pour renforcer la prévention, clarifier les responsabilités, améliorer la vigilance collective, sécuriser les pratiques ou mieux organiser le retour d’expérience après un incident.

Équipe pédagogique

Eric Blanc, Formateur en management & Consultant en organisation, Chef d’entreprise. Master II MAE/MBA Management et Administration des Entreprise, Sorbonne Business School, IAE Paris, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Titulaire d’un Diplôme Supérieur d’Etat de niveau II en Management des organisations, gestion des ressources humaines, direction de structure et de projet (DESJEPS) ; d’un Diplôme Universitaire de psychothérapie intégrative de niveau I - Université Claude Bernard, Lyon, Coach Certifié ICCM Differencia - Lyon, + formations continue. Expérience professionnelle du management, de la formation et du consulting : 15 ans.

Suivi de l'exécution et évaluation des résultats

  • Questionnaire online à chaud post session.
  • Feuilles de présences signées des stagiaires et du formateur par demi-journées.

Ressources techniques et pédagogiques

  • Approche / méthode : Management MHI — Management Humaniste Intégratif et Systémique. Cette formation intègre des apports dans les domaines suivants : management, stratégie des organisations, psychologie, communication, expérience directe du management, modèles de personnalités et théorie des organisations.
  • Accueil des stagiaires dans une salle dédiée à la formation. Moyens techniques : une salle équipée d’un vidéoprojecteur et d’un paper board ou d’un tableau Velléda, tables, chaises.
  • Pédagogie active : cette formation intègre des apports de contenus pratiques, méthodologiques et théoriques, des mises en pratique, et des développements dynamiques à partir de l’expérience des stagiaires. Apports théoriques et méthodologiques. Etude de cas concrets et Analyse des pratiques professionnelles. Apports structurés / Echanges à partir des situations de travail / Auto-évaluations.
  • Support de formation transmis en PDF sur l'extranet
  • Modalités d'accès technique : pour suivre cette session - pour accéder à l'extranet, aux questionnaires, évaluations, et aux différentes ressources pédagogique ainsi que la documentation - il est nécessaire que les participants disposent d'une adresse email professionnelle, et d'un accès à un ordinateur équipé d'un navigateur web et d'une connexion internet.

Capacité d'accueil

Entre 6 et 20 apprenants

Accessibilité

Nos dispositifs de formation sont adaptés aux personnes en situation de handicap grâce à : Un accueil à temps partiel ou discontinu si nécessaire. Une durée de formation établie sur mesure. Une évaluation des connaissances et des compétences adaptée. Une accessibilité logistique répondant aux normes en vigueur.